Elles postent des selfies de leurs antidépresseurs pour faire tomber le tabou (Terrafemina, octobre 2015)

Elles postent des selfies de leurs antidépresseurs pour faire tomber le tabou (Terrafemina, octobre 2015)Un article paru sur le site Terrafemina m’a sidérée ce matin :fbho:

Intitulé “Elles postent des selfies de leurs antidépresseurs pour faire tomber le tabou“, il y associé par un automatisme qui, moi, me choque énormément “syndrome d’Asperger” & maladie… & donc traitement par antidépresseurs :down:

La dépression est bien une pathologie. Elle est du reste fréquente & touche environ 3% des hommes & 6% des femmes. Elle se traite, donc, avec ou sans antidépresseurs selon la gravité, l’avis & les prescriptions de chaque psychiatre envers chaque patient.

Le SA n’est lui absolument pas une maladie, mais un trouble neurodéveloppemental appartenant au continuum autistique (c’est un TSA, pour Trouble du Spectre Autistique). Le SA seul n’a pas à être médicalisé  :!:

Ce qui est traité chez ces femmes tient à la dépression & à l’anxiété. Pas au syndrome d’Asperger en lui-même  :o

Aussi quand je lis ça, je bondis :

Dépressive depuis des années, une jeune mère américaine a décidé de se faire traiter à l’aide de médicaments. Une démarche qu’elle a tenu a publier sur Facebook, pour encourager les personnes dans son cas à avoir la même démarche.

Quand on est atteint de dépression, il est très difficile d’en parler autour de soi. Peur d’être jugé, sentiment de honte, les patients préfèrent bien souvent garder ce petit secret pour eux. Une situation parfois compliquée à vivre, lorsqu’on n’a personne vers qui se tourner pour partager sa souffrance. Pour mettre fin à ce tabou, une mère de famille américaine a décidé de faire changer les choses. Diagnostiquée Asperger, Erin Jones tenait déjà un blog pour soutenir les personnes autistes. Une pathologie qu’endure également l’une de ses filles, avec qui elle pose fièrement sur la page d’accueil de Mutha Lovin’ Autism. (dont le dernier billet date de fin 2013 !??  :fbpff: )

Pathologie“, “endure” des mots qui font saigner les yeux  o.O

Une personne avec syndrome d’Asperger n’endure aucune pathologie  ! Elle est née ainsi, & n’est atteint de rien au sens pathologique du terme (sauf à cumuler avec autre chose, tout à fait  indépendamment du SA).

On peut certes être aspie ET dépressif, mais rien d’automatique là dedans, surtout pas  8O

Ce que ne fait pas du tout ressortir cet article qui associe on ne peut plus confusément (sans doute sans mauvaise intention, ais comme toujours, par un défaut d’information & de désir de comprendre ce qu’est le SA) traitement par antidépresseurs & spectre autistique, sans la moindre nuance ni explication  :(

POUR LIRE la SUITE  :finger: c’est ici !

À propos de Alexandra Reynaud

Autiste Asperger avec très haut QI, diagnostiquée à 32 ans ◦˚ஐ˚◦ Blogueuse • Maman • Conférencière • Auteure aux éditions Eyrolles
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2 réponses à Elles postent des selfies de leurs antidépresseurs pour faire tomber le tabou (Terrafemina, octobre 2015)

  1. bastien dit :
    Moi aussi, je suis choquée et néanmoins compatissante pour ces personnes.
    Seule la volonté donne la force ,pas une dépendance aux médicaments chimiques.
    J’espère avoir un jour votre courage pour faire le diagnostic dans un CRA.
  2. Alice dit :
    Je pense qu’on a beaucoup tendance en psychiatrie à prendre un symptôme parmi d’autres mais qui est le plus facilement repérable, notamment la dépression comme une maladie tout court.
    Je pense que les malades dépressifs qui souffrent vraiment de dépression ayant une cause organique existent mais qu’ils sont beaucoup plus rare. C’est plus facile d’amalgamer un symptôme plus visible à une maladie, que d’aller fouiller et dénicher les autres dysfonctionnements qui nous mette en difficulté d’adaptation et autres incompréhensions et échecs face à ce qui nous entoure, du coup nous rendent dépressifs, à mon avis c’est là où se situe la majorité des dépressions, en tant que symptôme parmi d’autres, qui a tendance à être l’arbre qui cache la forêt, d’où ces amalgames très fréquent en psychiatrie et qui peuvent même nuire au diagnostique.

    Je m’interroge sur mon diagnostique depuis longtemps et je suis suivie depuis 10 ans en psychiatrie, à part ce gros symptôme visible de dépression (sois disant intraitable aux médicaments, haha comment ne pas avouer son incompétence et qui au final s’est estompé ces dernières années), aucun psychiatre n’a su me diagnostiquer une maladie, ou pour être plus explicite, un ensemble de symptômes.
    C’est ce que je cherche actuellement avec la psychiatre et la psychologue qui me suivent et se montrent plus réceptive à mes questionnements (même si il faut bien secouer pour que ça sorte les vers du nez), certains points me font penser à un syndrome d’asperger très léger et surtout un trouble de la personnalité borderline, en tout cas cet été j’ai appris qu’effectivement “je n’avais pas intégré tout les codes”, ce qui m’a permise de relier des tas de moments dans ma vie où il y a eu de très grosses incompréhensions de la part des gens (et qui m’ont montré de la peur, du rejet, qui ont m’ont fuit, se sont moqués, ext…).
    Pour ce qui est de ma compréhension des choses… j’ai beau être super ultra convaincue de comprendre momentanément des choses, en définitive la seule chose dont je suis sûre et qui est assez certaine, c’est que j’y comprends RIEN DU TOUT.
    Je suis constamment en train d’essayer néanmoins….Mais c’est hyper frustrant d’être un peu condamné à des moments de “eurêka!”: “c’est bon maintenant j’ai compris comment ça marche telle situation (en mode recette de cuisine), on ne m’y prendra plus ha ha!” et 3 mois plus tard pleurnicher que “c’était logique pourtant, j’ai suivi la recette comme il fallait et punaise c’est quoi leurs problèmes à ces gens “normaux”, ça n’a pas marché!” …
    Je témoigne pour la première fois de ça, parce qu’avant j’étais pas super consciente d’où était situé le problème, c’était toujours les autres qui n’étaient pas assez bien ce qui pourrait être le côté borderline qui parle et en même temps cette incompréhension sans fin, ni solution, malgré les milliards d’efforts d’adaptation, d’essai d’apprentissage, peut être que ça parlera à des gens ici?
    Je me sens pas super concernée par le syndrome d’asperger, mais peut être parce que des tas de mes fonctionnements me semble absolument normal, vu que j’ai toujours fonctionné comme ça et que j’ai aucune idée de comment un fonctionnement “standard” ou “normal” doit être… Par exemple je ne me reconnais pas dans la sensibilité au bruit, le toucher, la non dextérité manuelle, je suis très manuelle! Bref y’a quand même des choses qui me semble pas trop refléter mon vécu, mais au niveau je pige rien aux gens (et à moi même) là oui… J’ai peut être oublié des mauvais souvenirs de mon enfance aussi et je n’ai aucune envie de les ressusciter! Je ne me suis pas encore suffisamment documenté sur le syndrome aussi, ça doit jouer. Merci encore à des blogs comme celui ci de libérer un peu la parole entre “différents” et de casser le sentiment d’isolement qu’on les personnes en souffrance.

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