[VIDÉO] Autiste et fière de l’être (20heures de France 2, janvier 2015)

[VIDÉO] Autiste et fière de l’être (20heures de France 2, janvier 2015)Je vous avais parlé d’elle il y a quelques semaines dans cet article “La meilleure de la classe est autiste (Le Monde, décembre 2014);)

Je vous prévenais hier soir en direct (sur Facebook, Twitter & Google Plus…) de la diffusion de ce reportage en fin de JT : Célia Grandcolas, jeune femme touchée par le syndrome d’Asperger avait accepté de témoigner devant la camera de France 2 :)

Célia Grandcolas est atteinte d’une forme particulière d’autisme, le syndrome d’Asperger. A cause de cela elle a eu beaucoup de mal dans sa vie sociale, jusqu’à apprendre à en parler aux autres.

Le syndrome d’Asperger : une forme particulière d’autisme dont souffre Célia Grandcolas. Cette jeune fille a beaucoup souffert de sa maladie, jusqu’à ce qu’elle apprenne à en parler aux autres, et surtout à ses camarades de classe : “J’ai dit ‘bonjour j’ai une particularité, je suis autiste Asperger, j’ai besoin d’être placée au premier rang, j’ai une hypersensibilité sensorielle donc si vous me voyez me boucher les oreilles ou si je ne vous fais pas la bise c’est pour ça'”, explique-t-elle au micro de France 2.

“Quand il y a plus de deux personnes, je suis mal à l’aise”

Célia n’a aucun problème à suivre les cours. Sa difficulté c’est qu’elle ne sait pas se comporter en société. Pour elle, parler avec les autres est un véritable supplice. “Quand il y a plus de deux personnes avec moi et que ce n’est pas encadre comme l’école, je suis très mal à l’aise, je ne sais pas du tout comment me comporter”.

Cette sensibilité, Célia en a souffert toute scolarité, jusqu’à ce qu’elle soit diagnostiquée comme souffrant du syndrome d’Asperger, l’an dernier, à 19 ans. Pour Célia, c’est une reconnaissance sociale.

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12 réponses à [VIDÉO] Autiste et fière de l’être (20heures de France 2, janvier 2015)

  1. Busardo Catherine dit :
    Cette jeune femme est étonnante; je n’imaginais pas avant de la voir qu’une personne avec autisme pouvait s’exprimer avec une telle aisance et de l’humour.
    Mais je trouve lamentable qu’on laisse aussi longtemps en souffrance des enfants et adolescents qui devraient être détectés beaucoup plus tôt si les maîtres recevaient une formation en ce sens et si certains médecins, dont c’est pourtant la spécialité, n’étaient pas aussi aveugles. Dans certains cas, j’en connais personnellement, ce sont les parents qui découvrent le handicap de leur enfant mais ont ensuite toutes les peines du monde à le faire reconnaître par l’autorité médicale.
    • Jean dit :
      La plupart des médecins ne connaissent pas le syndrome d’aspergers, je pense qu’ils n’en rencontre pas ni ne l’étudie dans toute leur études. Sauf évidemment certains qui font des stages en PSY et encore …
      He oui je suis aspergers et personne de s’en doute dans mon travail …
  2. ce reportage est très bien fait. Oh que non les médecins sont loin d’être initiés ! Que de souffrances pour les personnes qui ont passé leur vie sans savoir. Aujourd’hui ce syndrome est reconnu et c’est tant mieux. Enfin !
  3. eloise dit :
    étonnant, je suis depuis cet apres-midi quelques uns de vos articles
    et je suis un peu dans l’érrance-dignostic pour mon fils.
  4. Francis dit :
    Je me demande si l’autisme n’est pas un effet de mode. La plupart des patients aimeraient que leur médecin leur disent qu’il est asperger ou autiste, si je ne suis pas malpoli. Selon un site américain (90% des autistes ont un niveau intellectuel normal d’après les tests de Raven) Souvent si le patient n’a jamais été diagnostiqué autiste, il pense que son médecin ne connait rien.
    • Isabelle dit :
      Pour ne pas être malpoli, il va falloir étoffer un peu en donnant des arguments, sinon il ne s’agirait effectivement que d’une affirmation non fondée pouvant laisser penser que votre considération de l’autisme est condescendante. Soyez bien assuré qu’il ne s’agit que d’une invitation à en dire plus et que ne se cache pas, derrière ma phrase, le voeu de vous affubler d’un quelconque mépris. C’est simplement que l’usage des “la plupart”, “souvent” et “un site” sans nommer de source est un peu déroutant pour entamer une réflexion solide ; suggérer que l’autisme est un effet de mode et qu’il est un état désiré par la plupart des patients me paraît un peu hasardeux, bien qu’il existe évidemment un pourcentage non négligeable de personnes consultant pour un diagnostic sans que celui-ci ne soit posé à l’issue du processus d’évaluation. Ce patient qui n’a jamais été diagnostiqué autiste et qui pense que son médecin n’y connaît rien, se sent-il autiste?
  5. Francis dit :
    La plupart des asperger dont on parle à la télévision sont des asperger dont les signes sont très poussé (le cerveau d’ Hugo, autres films) alors que les asperger dont les signes sont moins poussés on n’en parle jamais même sur une émission sur le syndrome d’asperger.
    • Aspergirl dit :
      Oui ! :(

      Je crois que cela s’explique par le “sensationnalisme” recherché en permanence par les journalistes & les équipes qui préparent les sujets. On voit la même chose ds l’univers du surdouement : ils aiment balancer des chiffres, des records, etc. Tout ce qui peut être un signe extérieur de douance, de la même manière qu’ils mettent plus volontiers en avant un aspie très “marqué” plutôt qu’un aspie dont les difficultés ne sauteront pas au yeux de prime abord :down:

      C’est le jeu des médias…

      Alexandra

  6. Francis, ‘l’autisme un effet de mode” !!! J’ai donc souffert de longues années sans savoir que la personne qui partageait ma vie sentimentale était “à la mode” !!! A la mode de quoi, je vous le demande. Sachez que si les personnes Asperger ne sont pas toutes en mesure d’exprimer leur souffrance aussi bien que Josef Schovanec et quelques autres, les personnes qui partagent soit leur vie sentimentale, soit leur quotidien (je pense aux parents, aux frères et soeurs) peuvent témoigner des difficultés, et pas des moindres. Et cela, quel que soit le quotient intellectuel de la personne Aspie. Le parcours des Aspies et de leur entourage est très souvent un parcours du combattant au jour le jour. Vous vous retrouvez dans un autre monde où plus rien des codes ne fonctionnent. Je ne sais si des excès sont possibles. Excès de personnes qui se disent diagnostiquées et ne le sont pas, excès de certains centres de diagnostic qui auraient pu se tromper (mais je fais confiance au sérieux des professionnels) … mais je peux vous assurer qu’être atteint d’un TSA n’a rien d’un effet de mode. Je vous invite à vous glisser une journée seulement dans la peau d’un Aspie, de sa maman, de son papa, ou de son partenaire.
    • demoy dit :
      Bravo, j’apprécie votre réponse, on ne peut pas faire semblant d’être atteint d’Aperger ou pas. les proches se rendent bien compte qu’il y a quelque chose, moi-même j’ai mon fils qui a eu 5 ans en décembre, des tests auprès de professionnel de l’Autisme vont lui être proposé pour déterminer si nos soupçons qu’il ai le syndrome soit fondé, ça ne s’improvise pas.

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